Bonjour amies lectrices et amis lecteurs,
En ce jour de juillet 2020 sont présents, Ariane, Augustine, Claudine, sans oublier Pierre, Paul, Jacques, puis toutes les autres copines et copains du coin et des recoins environnants.
A cet instant précis, nous faisons tous partie des Francas du Doubs basé dans le beau Pays de Montbéliard, situé en Franche-Comté dans l’est de la France.
C’est comme qui dirait un genre de contrée à la Brocéliande où le mystère des forêts avoisinantes semble l’emporter sur le bruit du pin-pon urbain.
Cette association regroupe principalement des grandes personnes qui veulent absolument s'occuper de notre emploi du temps.
Comme si nous n'étions pas assez grands pour accompagner notre temps libre sur le chemin du "Ne rien faire mais le faire bien".
CKPV. Accès au club de canoë kayak.
Etant donné que nos parents s'entendent admirablement avec cette assemblée de grandes personnes, nous voilà donc tous inscrits, chez les Francas.
Les animatrices bienveillantes qui nous accompagnent, le terme diriger est plus exact, nous ont préparé un emploi du temps à couper le souffle.
En effet, lors de cette journée très chaude de juillet 2020 nous devons participer à la découverte d'un sport appelé : « canoë kayak ».
Une activité plus secrète, tu meurs, tout aussi sec...
A ce moment précis, la seule chose nous restant à faire c'est d’implorer le nain Tinedo (un habitant de la forêt avoisinante redresseur de torts) afin qu’il vienne nous sauver.
C’est le seul moyen de retrouver un équilibre que ce sport risque de nous faire perdre.
CKPV. Tout ce petit monde part choisir les embarcations.
Le Doubs est la rivière choisie afin de tenter cette approche scabreuse d’une activité plus que méconnue.
Nous nageons en pleine galère et le délire ne se fait pas attendre plus longtemps.
Le Club de canoë kayak de Pont de Roide près de Vermondans, ce doit être quelque chose dans le genre ou peut-être l'inverse, est choisi pour tenter de nous distraire.
C’est la mission qui semble fortement animer ce club sportif formateur dans l'âme.
La motivation qui habite son principal animateur est inversement proportionnelle à notre capacité d'écoute et de compréhension.
Cet animateur en question se présente comme un Brevet d'Etat sous le prénom de Christophe.
CKPV. Les monitrices en apprentissage...
Jusque-là, rien à dire, sinon qu'il apparait comme un saint exécuteur des hautes œuvres.
Nous pensons qu’il est obligatoirement commandité par nos charmantes monitrices.
Christophe, c’est un personnage, il n'est pas avare de termes en matière de navigation.
Nous nous demandons si un dictionnaire usuel est capable de contenir tous les mots prononcés.
Par instant, il arrive presque à réveiller nos sens lorsqu'il parle d'olive, peine perdue, parce qu'il la pose sur une manche de pagaie.
Quel gâchis l'homme...
CKPV. Nous suivons le guide...
Ensuite il nous harnache d'un gilet de flottabilité aux réglages plus qu'inconfortables puis d'un casque à la pointe d'une technologie complétement dépassée, sans oublier la rame qu'il rebaptise pagaie.
Allons donc... Selon ses dires, la rame s’emploie pour la barque et la pagaie pour le canoë ou le kayak.
De toute façon, à cet instant précis, il nous est impossible de le contrarier avec une telle panoplie sur le dos.
Après réflexion, nous nous imaginons en possession d'une petite barque. Ceci nous amène à penser que nous allons donc la dénommer barquette et son outil de propulsion une ramette.
Après cette partie technique, basée essentiellement sur l'oral et censée nous mettre en confiance pour la suite de la journée, nous abordons le côté pratique avec le test du gilet qui flotte.
CKPV. Nous nous interrogeons quelque peu...
Ce test consiste à nous faire croire qu’avec un gilet de flottabilité il est impossible de se noyer.
Rien que le mot flottabilité impose le respect.
En effet, il est aussi difficile à prononcer que le gilet qui l'accompagne est à enfiler.
Christophe ne parvient pas à se débarrasser de nous aussi facilement.
Au bout d’un bon quart d’heure nous sommes toujours à la surface de l’eau.

Malgré nos incantations, la journée se poursuit par la navigation sur le plan d’eau.
Enfin de l’action...
CKPV. Test de flottabilité validé, tout le monde flotte...
Certes, au début, nous tournons en rond, un peu comme nos conversations mobiles sur les appareils du même type.
Le seul mot nous venant à l'esprit en pareille situation est : résignation.
La partie semble perdue nous courons par conséquent à la catastrophe.
C’est à force de persévérance et de complicité que nous avons trouvé la meilleure façon de naviguer.
Celle ou celui placé sur l’avant du bateau rame pendant que celle ou celui placé sur l’arrière regarde faire.
Il y a donc un pagayeur et un regardeur sur le même bateau.
La leçon est retenue au cas où une récidive traverserait l’esprit de nos monitrices.
CKPV. Ouf... Nous sommes tous bien mouillés mais surtout indemnes...
Divers jeux d’animation sont proposés, avec pour thème principal, la direction de l’engin de navigation.
Nous devons diriger le bateau dans tous les sens et même freiner au cas où nous irions trop vite.
Ça, c’est plutôt rare, car cela demande beaucoup d’efforts.
Toute la journée nous nous sommes fait mener en bateau.
Celle-ci se termine par un goûter pris en commun mais à bonne distance les uns des autres.
Geste barrière permettant de ne pas se faire voler son bien.
Le respect de cette pratique permet de rester toujours bien portant.
Seul regret, nous aurions aimé prendre notre collation au coin d’un feu de bois tellement l’eau dans ce coin du département est plutôt fraiche.
CKPV. Le pagayeur et le regardeur en mouvement sur le même bateau...
La journée se termine.
Nous remercions le CK Pont de Roide Vermondans pour son accueil ainsi que nos monitrices en espérant toutefois que leur ardeur en matière d’animation se calme sur les sports d’eau.
Merci à notre observateur privilégié, Léo Lamascotte
Pour tout commentaire, message ou autre : Contacter Léo